Découvrir que votre bien est occupé illégalement est un choc. Très vite, après la sidération, une question concrète s'impose : combien coute expulser un squatteur france aujourd'hui, en 2026 ? La réponse n'est pas un chiffre unique, mais une fourchette qui dépend de plusieurs variables — nature du bien, réactivité de la préfecture saisie, recours ou non à un avocat, nécessité ou non d'un volet judiciaire en parallèle.

Précision essentielle d'emblée : la loi du 27 juillet 2023 (dite loi Kasbarian-Bergé) couvre les résidences principales ET secondaires. Cette extension change la donne pour des milliers de propriétaires de maisons de vacances qui, jusque-là, devaient passer par une procédure judiciaire longue et coûteuse pour récupérer leur bien.

Cette FAQ a été conçue pour répondre aux questions financières que se posent les propriétaires confrontés à un squat. Vous y trouverez le détail de chaque poste de dépense — honoraires de commissaire de justice, frais d'avocat éventuels, frais administratifs, dépenses annexes — ainsi qu'un ordre de grandeur réaliste du total à anticiper. Aucun chiffre inventé : nous donnons des fourchettes indicatives, en précisant à chaque fois ce qui peut faire varier la facture finale. Vous n'êtes pas seul face à cette situation, et le coût ne doit pas être un frein à l'action rapide qu'exige la procédure préfectorale 48h.

1. Quel est le coût total réel pour récupérer un bien squatté ?

Avant d'entrer dans le détail poste par poste, voici l'ordre de grandeur global. Lorsqu'on demande combien coute expulser un squatteur france, la réponse réaliste pour un dossier classique se situe entre 2 200 et 3 000 €. Cette fourchette correspond à un cas standard : un constat d'occupation, une procédure préfectorale 48h activée correctement, et un éventuel volet d'avocat si l'affaire prend une dimension pénale.

Ce total se décompose ainsi : un forfait d'accompagnement professionnel autour de 1 500 €, des honoraires de commissaire de justice entre 600 et 900 € selon les actes nécessaires, et — uniquement si la situation l'exige — un avocat ponctuel entre 800 et 1 200 €. Le volet purement préfectoral (mise en demeure du préfet, exécution par les forces de l'ordre) ne génère lui aucun frais administratif pour le propriétaire.

Ce qui peut faire varier la facture

Trois facteurs font bouger le total : la nature du bien (résidence principale, résidence secondaire ou local mixte), la réactivité de la préfecture saisie, et la complexité du volet pénal. Un dossier dans une métropole avec préfecture débordée prendra plus de temps qu'un dossier en zone rurale, sans pour autant coûter plus cher en honoraires fixes — c'est le délai qui s'allonge, pas le tarif.

D'autres dépenses peuvent s'ajouter en aval : intervention d'un serrurier agréé pour le changement de serrures, frais de remise en état si les lieux ont été dégradés, garde-meubles si des effets personnels du squatteur doivent être conservés. Pour un détail des tarifs précis pour récupérer un bien squatté, chaque poste est documenté de façon transparente.

2. La procédure préfectorale 48h est-elle vraiment gratuite ?

La procédure préfectorale 48 heures elle-même ne génère aucun frais administratif pour le propriétaire. Le dépôt de plainte au commissariat est gratuit. La saisine de la préfecture est gratuite. La mise en demeure adressée par le préfet aux occupants est gratuite. Et l'évacuation forcée, lorsqu'elle a lieu, est exécutée par les forces de l'ordre sans facturation au propriétaire.

C'est l'un des grands apports de la loi Kasbarian : faire reposer le coût de l'évacuation sur la puissance publique, et non sur le propriétaire victime. Pendant des années, la voie judiciaire imposait au propriétaire d'avancer plusieurs milliers d'euros de procédure avant de récupérer son bien. La voie préfectorale change ce paradigme.

Mais alors, pourquoi cela coûte-t-il quand même ?

Parce que la procédure préfectorale ne se déclenche pas toute seule. Elle suppose un dossier solide, monté en amont, avec des preuves recevables. Et c'est là que des professionnels privés entrent en jeu : le commissaire de justice qui établit le constat d'occupation illicite, l'avocat qui pilote éventuellement un volet pénal parallèle, l'accompagnant qui coordonne tout cela.

Autrement dit, la procédure est gratuite sur sa face publique, mais le travail préparatoire — celui qui fait que le préfet ne classera pas le dossier — a un coût. C'est ce travail-là que l'on paie, pas l'évacuation elle-même. Comprendre cette distinction évite beaucoup de frustrations : un propriétaire qui croit que tout sera gratuit, puis qui découvre les honoraires, peut se sentir floué — alors que la logique est cohérente avec ce que prévoit le législateur.

3. Combien coûte un commissaire de justice sur ce type de dossier ?

Le commissaire de justice — terme officiel depuis le 1er juillet 2022, qui remplace celui d'huissier — est l'acteur central de tout dossier de squat. Son rôle : constater juridiquement l'occupation illicite, identifier les occupants si possible, et fournir un acte qui aura force probante devant la préfecture et, le cas échéant, devant le juge.

Le constat d'occupation

C'est l'acte de base. Le commissaire se rend sur place, constate l'occupation, photographie l'état des lieux, recueille les éléments visibles d'identification. Le tarif d'un constat simple varie entre 200 et 400 € HT selon la prestation et l'étude — il s'agit d'un ordre de grandeur indicatif, le tarif définitif dépendant des actes annexes éventuels (déplacement, intervention en horaires non ouvrés, urgence).

Le suivi complet d'un dossier squat

Au-delà du constat initial, un dossier nécessite souvent plusieurs interventions : sommation, signification d'actes, vérification de l'évacuation effective, état des lieux après départ. Sur un dossier complet, le total des honoraires se situe entre 600 et 900 €. Cette fourchette est indicative et peut varier selon l'étude saisie et la complexité du dossier.

Il faut souligner qu'une partie des actes des commissaires de justice est tarifée par décret (tarif réglementé), tandis qu'une autre relève d'honoraires libres. Le devis détaillé est obligatoire avant toute intervention non tarifée — vous êtes en droit de l'exiger, et de comparer plusieurs études si le délai le permet. Un commissaire sérieux n'hésitera jamais à formaliser sa proposition par écrit.

4. Faut-il obligatoirement un avocat, et à quel prix ?

Réponse courte : non, pas systématiquement. La loi Kasbarian du 27 juillet 2023 a précisément été conçue pour permettre une récupération sans recours obligatoire à un avocat. La voie préfectorale est administrative : elle se passe entre vous, la préfecture et les forces de l'ordre, avec le constat du commissaire de justice comme pièce maîtresse.

Quand l'avocat devient utile

Trois cas de figure justifient le recours à un avocat. Premier cas : un volet pénal sérieux, par exemple si les squatteurs ont commis des dégradations importantes ou s'il y a violation de domicile (article 226-4 du Code pénal, dont la peine est portée à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende depuis la loi Kasbarian). Un avocat pénaliste pilote alors la plainte avec constitution de partie civile.

Deuxième cas : la préfecture refuse d'engager la procédure. Cela arrive quand le dossier est jugé incomplet, quand la qualification d'occupation illicite est contestée, ou quand les occupants se prévalent d'un titre apparent. Un avocat administrativiste peut alors saisir le juge des référés pour contester ce refus.

Troisième cas : contentieux locatif déguisé. Si les occupants prétendent disposer d'un bail, même ancien ou verbal, on bascule du squat vers l'impayé locatif. La procédure n'est plus la même, et l'assistance juridique devient indispensable car la trêve hivernale s'applique alors à nouveau.

Combien prévoir ?

Pour une intervention ponctuelle d'avocat sur l'un de ces volets, la fourchette se situe entre 800 et 1 200 €. Cela couvre généralement la rédaction d'une plainte étoffée, un suivi avec la préfecture, et éventuellement une audience. Les honoraires d'avocat sont libres : un devis écrit (la convention d'honoraires) est obligatoire avant tout engagement.

5. Existe-t-il des frais cachés ou imprévus à anticiper ?

La transparence sur les coûts annexes évite les mauvaises surprises. Quand on cherche combien coute expulser un squatteur france, on oublie souvent ces postes secondaires qui pèsent pourtant dans la facture finale. Au-delà des trois grands postes (accompagnement, commissaire de justice, avocat éventuel), plusieurs petites dépenses peuvent s'ajouter selon l'état du bien à la récupération.

Serrurier agréé

Une fois les occupants partis, le changement de serrures est une étape obligatoire de mise en sécurité. Comptez entre 150 et 300 € pour un cylindre de qualité posé par un serrurier sérieux. Évitez les dépanneurs aux tarifs opaques : exigez un devis écrit avant toute intervention, et privilégiez un professionnel ayant pignon sur rue.

Garde-meubles et effets personnels

La loi protège les biens personnels des occupants évacués : ils ne peuvent pas être jetés sur le trottoir. En pratique, ils sont entreposés à votre charge pendant un délai légal pendant lequel les anciens occupants peuvent venir les récupérer. Coût variable, souvent 80 à 200 € selon le volume et la durée du stockage.

Remise en état

Si les lieux ont été dégradés, la remise en état est à votre charge initialement, à charge pour vous d'engager une action en réparation contre les anciens occupants — laquelle aboutit rarement à un recouvrement effectif. Une assurance habitation propriétaire non occupant peut couvrir une partie de ces dégâts : vérifiez votre contrat avant tout devis de travaux.

Frais postaux et administratifs

Lettres recommandées avec accusé de réception, copies certifiées, photocopies de pièces : comptez 30 à 80 € de frais administratifs sur un dossier moyen. C'est marginal, mais cela existe et il vaut mieux le savoir.

6. Combien coûte un accompagnement Anti-Squat Express ?

Notre rôle est précis : coordonner pour vous l'ensemble du réseau professionnel nécessaire à une récupération rapide. Nous ne sommes pas un cabinet d'avocats. Nous ne fournissons pas de conseil juridique au sens de la loi de 1971. Nous sommes un service d'accompagnement qui mobilise les bons professionnels au bon moment, en optimisant les délais de la procédure préfectorale 48h.

Notre commission

Forfait fixe de 1 500 €, payable à la signature du mandat. Ce forfait couvre la coordination complète du dossier : mise en relation avec un commissaire de justice agréé, préparation du dossier préfectoral, interface avec le commissariat, suivi avec la préfecture jusqu'à exécution, mise en relation avec un avocat ponctuel si nécessaire.

Frais réseau payés directement par le client

Les honoraires de commissaire de justice (600 à 900 €) et d'avocat ponctuel si nécessaire (800 à 1 200 €) sont payés directement par vous au professionnel concerné, sur facture nominative. Aucune marge intermédiaire de notre part : vous payez le tarif réel du professionnel, ni plus, ni moins. Ce fonctionnement vous garantit la transparence totale et vous donne accès aux justificatifs en vue d'une éventuelle action en remboursement contre les anciens occupants.

Total estimé

Pour un dossier classique : 2 200 à 3 000 € tout compris. Aucune autre commission, aucun abonnement, aucun frais caché. Si vous voulez vérifier que votre situation entre dans ce cadre, vous pouvez signaler votre cas à Anti-Squat Express pour un premier diagnostic gratuit, sans engagement.

En conclusion

Reprenons l'essentiel. Combien coute expulser un squatteur france en 2026 ? Pour un dossier standard, comptez entre 2 200 et 3 000 € tout compris : commission d'accompagnement, honoraires de commissaire de justice, et avocat ponctuel si le volet pénal le justifie. Surtout, gardez en tête que depuis la loi Kasbarian du 27 juillet 2023, la procédure préfectorale 48h couvre les résidences principales ET secondaires, sans surcoût lié au type de bien.

Trois actions immédiates si vous êtes concerné aujourd'hui : faites établir un constat d'occupation par un commissaire de justice, déposez plainte le jour même au commissariat avec exigence de récépissé, et réunissez vos preuves de propriété (titre, taxe foncière, factures EDF) avant tout contact avec la préfecture. Plus le dossier est complet en amont, plus la procédure est rapide en aval.

Anti-Squat Express n'est pas un cabinet d'avocats et ne fournit pas de conseil juridique au sens de la loi n° 71-1130. Nous coordonnons un réseau de professionnels (commissaires de justice, avocats partenaires) qui agissent dans le cadre de leurs missions réglementées.

Vous découvrez un squat dans votre bien ? Faisons le point ensemble dès maintenant, avec un budget clair et un calendrier réaliste.

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